Si vous avez des questions qui ne figurent pas ci-dessous, qu'elles soient d'ordre générales ou techniques, n'hésitez pas à les poser à l'auteur par courriel. Il vous répondra personnellement et votre question suivie de sa réponse seront ajoutées à cette page.
Pourriez-vous
me résumer brièvement votre projet?
J’ai abordé la rédaction de Péladeau. Une histoire de vengeance d’argent et de journaux sans aucun préjugé. Étant attiré par les journaux, je savais que j’abordais la biographie d’un riche propriétaire de presse. L’enjeu était de dresser un portrait le plus juste possible d’un homme d’affaires exceptionnel.
Pourquoi
le journaliste que vous êtes s’est-il intéressé à un homme d’affaires d’une génération
aussi éloignée de la vôtre?
L’époque à laquelle Pierre Péladeau s’est lancé en affaires ne ressemble pas du tout à aujourd’hui. Mais il faut comprendre, que l’univers de Pierre Péladeau était unique, même par rapport à ses contemporains. Il était athée alors que le Québec était bigot, il se croyait né pour des millions alors que le reste du Québec croyait l’être un petit pain…
Qui
est Pierre Péladeau? Quelle est son importance?
Pierre Péladeau était un petit homme qui voulait prendre sa revanche sur le destin, en devenant le plus riche et plus important qu’il le pouvait.
Que signifie votre sous-titre?
Le livre que j’ai écrit sur Pierre Péladeau est d’abord une histoire de vengeance, parce que Pierre Péladeau était né avec la faillite de son père, qui s’était fait avoir par des hommes d’affaires peu scrupuleux. Bien que sensible, Pierre Péladeau avait une conception dure, manichéenne de la vie. Il devait venger son père en étant plus fort. Une histoire d’argent avant tout, parce que le premier but de Pierre Péladeau était de s’enrichir, de devenir important. Les journaux, qui avaient l’avantage de faire partie du quatrième pouvoir, Pierre Péladeau y a abouti un peu par hasard. Il s’est toutefois attaché à ce médium très particulier et, à cause de sa carrière de premier plan dans le domaine, son histoire s’imbrique dans celle des journaux de 1950 jusqu’à nos jours.
Dans votre ouvrage, qu’est-ce qui retiendra le plus l’attention des gens d’après vous?
Pierre Péladeau était beaucoup plus complexe qu’il n’en avait l’air. Il était très progressiste à plusieurs égards, mais très conservateur à d’autres. J’ai aussi découvert l’existence de projets et de quotidiens qui ont été lancés sans succès, mais qui avaient disparu de la chronologie officielle. J’explique aussi dans ce livre comment il a aménagé sa succession pour ses enfants.
À
travers la vie de Pierre Péladeau, qu’apprend-on également?
Péladeau. Une histoire de vengeance, d’argent et de journaux relate l’histoire d’un éditeur de journaux et, par la bande, celle de ses concurrents. On y apprend notamment comment les journaux «jaunes» sont passés au format magazine et sont devenus «artistiques», comment les quotidiens Le Canada, le Montréal-Matin et le Montreal Star se sont éteints.
Pourquoi
avoir publié ce livre aujourd’hui?
Un certain recul s’imposait pour dresser un portrait juste et honnête d’un personnage aussi controversé que Pierre Péladeau. Aussi, comme il est mort le 24 décembre 1997, le livre souligne le 10e anniversaire de son décès.